« On est à l’édition ce que le trou du cul est à la digestion, rien d’autre ! »

Le Liseur du 6h27  de Jean-Paul DIDIERLAURENT

 Editions Au Diable Vauvert

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Synopsis :

Guylain VIGNOLLES est un employé discret qui travaille au service d’une machine redoutable la Zerstor Fünf Hundert, broyeuse à livres.

 » La chose était une absurdité qui mangeait avec une gloutonnerie abjecte sa propre merde. »

Tous les matins en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6h27 les feuillets qu’il est parvenu à sauver la veille des dents de fer de la machine.

Guylain tue sa solitude avec Yvon, un versificateur qui ne sait parler qu’en alexandrins, & avec Giuseppe, un cul-de-jatte qui passe son temps à rechercher ses jambes, broyées par la Zerstor et disséminées dans les 1300 exemplaires de « Jardins & potages d’autrefois » de Jean-Eude Freyssinet.

« C’était la chair de sa chair. Il leur avait donné son sang et plus encore. Et peu importe que ce fut tombé sur l’ouvrage de Jean-Machin Tartempion et pas sur le Goncourt de l’année. On ne choisissait pas la tête de ses enfants. »

Et puis, un jour dans le RER de 6h27, la vie va mettre sur le chemin de Guylain  une clé USB sur laquelle une certaine Julie, dame-pipi de son état, a enregistré 70 textes.

L’avis de Ceriss

J’avoue avoir eu du mal à rentrer dans l’histoire. J’étais même déçue, car l’intrigue ne prenait pas la tournure que m’avaient laissé présager le titre et la 4ème de couverture.

La triste vie solitaire de Guylain et la chasse au trésor de son ami cul de jatte avait du mal à capter mon attention. Même si certaines descriptions font mouche.

« Pour l’avoir déjà vécu, il savait qu’il existait une énorme différence entre vivre seul et vivre seul avec un poisson rouge. »

Et puis l’arrivée de Julie dans le roman a enfin tout changé.

Le dernier tiers du roman est plus intéressant, les textes de Julie sont le seul atout de ce roman et sont parvenus à me décrocher quelques sourires. La tirade sur « la chouquette » de la tante de Julie en fait notamment partie.

« La chouquette est à la pâtisserie ce que le minimalisme est à la peinture ! […] une petite douceur sans autre prétention que celle d’être mangée, tout simplement. »

Tout comme les fameux « tantologismes », dont le n° 3 est mon préféré :

« Dans les toilettes, le pouvoir appartient toujours à celui qui détient le papier. »

Une happy end à la Disney vient clore ce roman « feel-good », j’avais préféré et de loin la lecture du roman « Le reste de leur vie » du même auteur (que je vous recommande !)

 

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