« Le mal est la règle, Marcus. Le bien est l’exception. »

 

Malefico de Donato CARISI
Livre de Poche

Malefico
4ème de couverture :

Marcus est un pénitencier. Un prêtre capable de déceler le mal enfoui en nous.
Sandra est enquêtrice photo pour la police. Elle photographie les scènes de crime, et ferme parfois les yeux. Face à la psychose qui s’empare de Rome ils vont unir leur talent pour traquer un monstre.
Ses victimes : des couples. Une balle dans la nuque pour lui. Une longue séance de torture pour elle.
Quel est l’être maléfique qui semble ne tuer que des jeunes amoureux ?


L’avis de Ceriss :

Depuis que j’ai découvert Donato CARISI, c’est toujours un bonheur de me plonger dans un de ses thrillers.
Malefico ne fait pas exception, j’ai adoré ce livre.

Marcus, le prêtre pénitencier sans passé est de retour pour mon plus grand plaisir ! Je l’avais découvert dans le Tribunal des Ames.

On retrouve aussi Sandra l’enquêtrice photo, et puis surtout il y a ROME, l’éternelle, la Sublime ! Les catacombes, le Colisée, le Vatican & la basilique St Pierre évidemment, la via Appia Antica, la piazza del Popolo, la piazza Barberini, la piazza di Spagna …., tout y est, et l’on s’y croirait. Depuis ma lecture, j’ai vraiment trop envie d’y retourner, c’est vous dire. Je pense que Rome est une de mes villes favorites.

Ensuite, il y a le travail de Donato CARISI. On sent vraiment qu’il maîtrise son sujet, qu’il s’est documenté, un travail d’orfèvre mis au service de son intrigue, c’est vraiment parfait !

Enfin il y a l’écriture de CARISI. Style simple, direct, limpide, sobre sans fioriture, rien est en trop, et c’est d’une efficacité redoutable !

Malefico réunit en son sein tout ce que j’aime, une intrigue sombre, la confrontation entre le bien & le mal, une réflexion sur la nature humaine et sur l’origine du mal, et même sur sa nécessité, des rebondissements à profusion, des révélations surprenantes.

Côté thriller, Donato CARISI est incontestablement un maître du cliffhanger, et l’on n’a pas le temps (ou plutôt pas l’envie) de respirer.
J’ai eu beaucoup de mal à poser mon livre, tellement j’avais envie de lire encore un chapitre de plus. Vous connaissez cette petite voix qui vous dit : « Nan c’est pas possible !?!?! Il faut que j’en sache encore un peu plus, allez juste un petit chapitre de plus. » …et en fin de compte vous en lisez dix de plus. Bah, elle ne m’a quitté qu’à la 4ème & dernière partie.
C’est d’ailleurs cette 4ème partie qui m’a le moins fait palpiter, bien qu’elle contienne plusieurs révélations, et surtout qu’elle laisse présager un 3ème opus… J’ai hâte !

Citations : 

« Il ne nous est pas donné de demander, il ne nous est pas donné de savoir ; nous devons seulement obéir. »

« Quand tout sera terminé et que nous regarderons l’assassin dans les yeux, nous nous sentirons stupides, agent VEGA, dit Moro en s’approchant d’elle. Nous l’observerons et nous comprendrons qu’il n’est pas comme nous l’avions imaginé. Avant tout nous constaterons que ce n’est pas un monstre mais une personne normale comme nous. Il nous ressemble, même. Nous fouillerons dans sa vie d’homme banal et nous ne trouverons qu’ennui, médiocrité et rancœur. Nous découvrirons qu’il aime tuer les gens mais que peut-être il déteste ceux qui maltraitent les animaux et qu’il adore les chiens. Qu’il a des enfants, une famille et même quelqu’un qu’il aime sincèrement. Nous cesserons d’avoir peur de lui et nous nous étonnerons de nous être laissés berner par un être humain aussi trivial. »

« Quand tu mourras ton âme ira en enfer, tu le sais. Mais tant que tu es ici, c’est à moi, et à moi seul, qu’elle appartient. »

« Il y a des choses qu’il est dangereux de faire savoir. Il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas connaître. »

« La nature humaine est attirée par le mystère de la méchanceté […] la vraie question est : du bon peut-il naître du mauvais ? Bien & mal ne sont jamais que des catégories définies. Il est nécessaire de décider ce qui est l’un et ce qui est l’autre. Le jugement dépend de nous. »

« C’était comme vivre dans un conte, mais sans pouvoir en sortir. »

« Professeur d’histoire dans un lycée, il vivait pour les livres. Il passait des heures à lire cloîtré dans son bureau […] Quand on se consacre aux mots, on ne peut être touché par l’horreur du monde. »

« Qu’y a-t-il de plus beau que le mystère de l’avenir ? Y compris les drames et les appréhensions. Les hommes qui ne doivent plus s’en soucier, c’est comme s’ils avaient mené à terme en avance le but de leur existence. Moi j’ai l’histoire : le passé est la seule certitude dont j’ai besoin. »

« Même le soleil l’abandonnait en descendant rapidement de l’autre côté de la ligne d’horizon. Alors la peur l’envahissait. Chaque soir. Il aurait voulu que quelqu’un vienne et l’emmène. Cela se passait ainsi dans les films et les romans, non ? Quand le protagoniste était en danger, il y avait toujours quelqu’un qui volait à son secours, le sauvait. »

« Les belles poupées doivent prouver qu’elles méritent leur beauté. »

« Il ne se demandait jamais si c’était bien ou mal, parce que les enfants savent bien que leurs parents ont toujours raison […] si un jeu fait peur, alors ce n’est pas seulement un jeu. »

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