« Je vais bien. Ce n’est rien. Je le saurais si c’était grave. Je sais toujours, et tu sais que je sais. »

Les derniers jours de Rabbit Hayes

Anna McPartlin

Editions Pocket

Synopsis :

Neuf jours. C’est ce qu’il reste à vivre à Mia Hayes, surnommée affectueusement Rabbit. Neuf jours, après plusieurs mois de combat – parce  que Rabbit est une battante, une Irlandaise bien trempée.  A son chevet, famille et proches se relaient en un joyeux ballet de souvenirs. Entre silences, gaffes et fous rires, toute la vie de Rabbit ressurgit alors : l’enfance, l’adolescence, Johnny son grand amour, et Juliet, sa fille de 12 ans – une certaine idée du bonheur…

Au fil des jours, tous s’interrogent sur leur vie et accompagnent Rabbit dans un voyage émotionnel d’une grande intensité. Quel meilleur bagage pour partir vers la lumière ?

L’avis de Ceriss :

Comment dire ça … ce n’est pas le coup de coeur que j’escomptais suite aux éloges unanimes lus sur la blogosphère, mais ça reste un roman vraiment très agréable à lire.

Bien sûr, j’ai versé à plusieurs reprises ma petite larme, bien sûr j’ai ri à de multiples occasions, mais il m’a manqué un petit quelque chose, ou bien alors j’avais trop d’attentes par rapport à cette lecture, je ne sais pas.

Les personnages sont tous plus formidables les uns que les autres, on ne peut que s’attacher à Molly & Jack, ses parents qui doivent se résigner à accepter la mort de leur fille. On ne peut qu’être plein d’empathie pour Juliet, qui du haut de ses 12 ans va se retrouver orpheline. Comment faire autrement qu’être plein de compassion pour toute cette famille, dont on aimerait presque faire partie tellement ils sont humains au bon sens du terme.

C’est une très belle galerie de portraits que nous compose l’auteur, et le tout dans un style simple, limpide, fluide, on passe de l’un à l’autre facilement, tout comme on passe du passé au présent sans difficulté.

Un roman qui rentre pour moi dans la catégorie des « romans feel-good « , car bien qu’il raconte les 9 derniers jours d’une femme atteinte d’un cancer généralisé en phase terminal, on ressort de cette lecture avec une furieuse envie de profiter de la vie, de chérir chaque instant passé avec ses proches, de VIVRE simplement et furieusement.

Citations :

« Il savait bien que cela n’avait pas de sens de blâmer Molly pour l’état de Rabbit, mais c’était plus fort que lui. Il comptait sur elle pour arranger les choses – il en avait toujours été ainsi. C’était un pacte tacite entre eux depuis le jour de leur mariage. Il se chargeait de ramener la pitance,  et elle les protégeait. Quand on la chercher, on la trouvait sa femme, et c’était une des choses qu’il aimait et louait le plus chez elle. Il pouvait  se permettre  d’être un gentleman parce que son épouse n’était pas une lady. »

« Quand  tout le monde fut reparti, Rabbit resta couchée dans son lit à tenter de se mettre en paix avec son décès imminent. Elle n’était pas en colère, ni même si frustrée que ça. Elle n’éprouvait ni peur ni appréhension. Elle n’était pas amère ni rancunière. Elle était simplement triste de devoir quitter les gens qu’elle aimait le plus au monde, surtout sa fille. Elle s’était longtemps battue, mais elle savait bien qu’elle ne pouvait pas continuer. C’était dur de devoir dire adieu à la vie, avec ses hauts et ses bas, et à tout ce qui la rendait belle. »

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