« C’est la majorité qui définit la norme, non les individus isolés. »

Je suis une légende

 Richard Matheson – 1954 –

Editions FOLIO SF

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Résumé : 

A cause d’une épidémie relativement foudroyante, Robert Neville a perdu sa femme Virginia et sa fille Kathy. D’ailleurs, tout le monde est mort ou transformé en vampires-zombies qui ne supportent pas la lumière du jour. Comme il est le seul survivant encore parfaitement vivant, il s’organise et subit toutes les nuits le siège de sa maison, notamment par son ancien voisin Ben Corthman. Barricadé à l’intérieur, il sort la journée pour se ravitailler et assassiner les personnes contaminées pendant leur sommeil. Malgré un quotidien terrifiant et le poids écrasant de la solitude, il semble garder une minuscule lueur d’espoir de rencontrer un jour quelqu’un d’autre.

L’avis de DDL :

J’ai lu ce livre en deux jours et je l’ai beaucoup aimé.

L’histoire est relativement simple et apporte une réflexion intéressante sur la vie en société. Réflexion sur la mort, la souffrance de perdre ceux que l’on aime et même tous les autres, réflexion sur la nature humaine et ses ambivalences. Et réflexion sur la solitude et ses conséquences.

On suit Robert Neville, tantôt alcoolique, tantôt scientifique improvisé, dans sa quête de vérité. Malgré son isolement forcé, il tente de comprendre l’arrivée de la pandémie et d’expliquer chaque symptôme observé chez ses assaillants nocturnes.

Il démonte un à un les mythes sur les vampires grâce à ses recherches, tout en se demandant continuellement le but de son existence, privé de sa femme et de sa fille. Tous les jours, il entre dans les maisons environnantes et tue leurs occupants, quels qu’ils soient, avant de brûler leurs corps.

Par ses différentes mésaventures et grâce à deux rencontres inattendues, il évolue et fini par comprendre que son combat n’est peut-être pas si légitime que ça.

Extraits :

« Ma thèse tient en quelques mots : les vampires sont victimes d’un préjugé. Or, la source des préjugés raciaux réside dans le postulat que la peur engendre la haine. »

« Pourtant, en quoi ses habitudes sont-elles plus révoltantes que celles des autres hommes et animaux ? Ses crimes sont-ils plus graves que ceux des parents qui étouffent la personnalité de leur enfant ? Son seul nom provoque des réactions d’effroi. Mais est-il plus monstrueux que les parents d’un gosse névrosé, futur homme politique ? Que l’industriel distribuant à des œuvres l’argent qu’il a amassé en fournissant en bombes et en fusils des terroristes kamikazes ? Que le producteur de l’infâme tord-boyaux avec lequel s’abrutissent de pauvres types déjà incapables d’aligner deux idées à jeun (‘Mande pardon : je suis en train de dénigrer le sein qui m’abreuve) ? Est-il pire enfin que le patron du torche-cul qui souille les présentoirs d’un flot de calomnies et d’obscénités ? Examinez bien vos consciences, mes petits cœurs, et dites-moi si le vampire est tellement épouvantable.

Tout ce qu’il fait c’est boire du sang. »



3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Camille dit :

    J’ai vu le film de Francis Lawrence, mais je ne savais pas que c’était une adaptation ! IL faudra que je lise le livre à l’occasion. 🙂

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    1. Oh oui, lis le livre car il y a beaucoup de différences. Et comme souvent le livre est meilleur 😉

      Aimé par 1 personne

      1. Camille dit :

        En plus le film joue à fond le côté blockbuster et je suis sûre que le livre adopte une toute autre approche. 🙂

        Aimé par 1 personne

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