« Ton fils reste ton fils jusqu’au jour de ses noces, mais ta fille reste ta fille jusqu’au seuil de ta fosse. »

Le secret du mari

Liane MORIARTY

Editions Le Livre de Poche

Synopsis :

Jamais Cecilia n’aurait dû trouver cette lettre dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n’ouvrir qu’après ma mort. » Quelle décision prendre ? Respecter le vœu de John-Paul, qui est bien vivant ? Ou céder à la curiosité au risque de voir basculer sa vie ? Tous les maris – et toutes les femmes – ont leurs secrets. Certains peuvent être dévastateurs.
Best-seller aux États-Unis, ce roman, intense, pétillant et plein d’humanité, allie habilement suspense et émotion pour marquer son lecteur d’une empreinte durable.

L’avis  de Ceriss :

On ne peut lire cette histoire sans faire un parallèle avec la série Desperates Housewifes !

Le roman nous conte jour après jour, une semaine de la vie de trois femmes qui se trouvent chacune à un tournant de leur vie, car confrontées à des situations exceptionnelles.

Cécilia, notre Bree Van de Kamp, est une épouse modèle, mére de 3 filles, démonstratrice confirmée pour la fameuse firme Tupperware. Impliquée dans la vie de sa communauté, elle a un agenda de ministre où tout est impeccablement organisé à l’image de l’intérieur de son « sweet home ». En ce lundi, elle va tomber sur cette fameuse lettre. L’ouvrira l’ouvrira pas ?

Tess, notre Susan Delfino,  vient de débarquer en pleine nuit chez sa mère qui s’est cassée une jambe, avec sous son bras son fils Liam de 6 ans, après que son mari et sa cousine Félicity lui aient révélé qu’ils étaient amoureux l’un de l’autre.

Rachel, notre Karen McCluskey, a perdu sa fille Janie en 1984, et ne vit plus que pour les moments de bonheur qu’elle partage avec son petit-fils Jacob. Or son fils et sa bru viennent de lui annoncer qu’ils partaient pour 2 ans s’installer à New York.

Voilà le décor planté, et j’avoue avoir suivi non sans plaisir cette semaine passée dans la vie des 3 femmes, même si certains rebondissements étaient trés prévisibles. On se projette facilement à leur place, on s’interroge sur notre entourage…

Est ce que je sais tout de l’homme qui partage ma vie ? Est ce que j’ai vraiment envie de tout savoir ?

Une belle  réflexion sur le poids des secrets. Partager ses secrets, les allègent-ils ? Connaître les secrets des autres nous oblige t’il forcément à en partager la charge ?

C’est une lecture feel-good avec des accents tragiques, une lecture agréable mais qui ne me laissera pas pour autant une empreinte durable.

Citations :

« Dire que les gens s’imaginent qu’après une tragédie on devient plus sage, plus spirituel. Foutaises. C’est tout le contraire. Une tragédie, ça rend mesquin et malveillant. On s’en sort ni plus lucide ni plus avisé. »

« Apparemment rentrer à Melbourne, c’était comme ouvrir un compte facebook à quarante ans : en moins de vingt-quatre heures, une ribambelle d’ex-petits amis montraient le bout de leur nez et vous invitaient à boire un verre histoire de voir s’ils avaient une ouverture. »

« Peut-être même que rien n’était écrit à l’avance. Il y avait la vie, tout simplement, le moment présent, l’idée que l’on fait de son mieux. Qu’on apprend à être《souple》. »

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