« Dans le champ de suisen, tu danses en me berçant. Dans tes bras tendres, je regarde ton sourire doux. Ton visage est comme un soleil. Ne me quitte jamais, maman ! »

Suisen

Aki SHIMAZAKI

Editions Leméac / Actes Sud

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Synopsis :

À la tête d’une société prospère fondée par son grand-père, Gorô est marié avec une femme de bonne famille et père de deux enfants pour qui il a des ambitions claires. Il entretient deux maîtresses – dont une magnifique actrice –, il s’entoure de clients importants dans les bars et exhibe fièrement des photos de lui auprès de célébrités. Même s’il croit en mériter toujours davantage, Gorô trouve qu’il a bien réussi sa vie. Or, le jour où ses convictions sont une à une ébranlées, il est forcé de se regarder franchement dans le miroir, sans doute pour la première fois. Dans ce roman, Aki Shimazaki plonge au cœur des blessures d’enfance qui deviennent parfois des failles à l’âge adulte.

L’avis de Ceriss :

C’est le premier roman que je lis de cette auteur dont je n’avais jamais entendu parler. C’est un achat impulsif basé uniquement sur la couverture et le point de vue des éditeurs.

Du coup je me suis aperçue après qu’il fait partie d’une série que je lirai donc dans le désordre…ça ne m’a en tout cas pas gênée dans ma lecture.

La lecture, justement, est facile, agréable et fluide. C’est un roman écrit à la première personne, et c’est un style que j’apprécie beaucoup. Ça renforce l’effet confession de ce roman. Car le personnage central, Gorô nous raconte sa vie et surtout sa vision de sa propre vie, et un peu de ce que doit être la vie des autres.

« Ma vie conjugale aussi se déroule bien. Ma femme doit être heureuse avec moi : riche, gentil et généreux. Nous vivons ensemble depuis vingt trois ans sans problème particulier. Elle n’est pas au courant pour mes maîtresses. Peu importe. Pour moi, ces relations extérieures ne sont que des aventures. Je n’ai pas l’intention de divorcer, quoi qu’il arrive. Le divorce, c’est la honte.  » 

Petit à petit, le voile va se déchirer pour laisser apparaître la vérité sur la vie de cet homme aux yeux du lecteur.

Néanmoins l’arrogance absolue de cet homme le mène, lui, à l’aveuglement le plus total. Même face à la vérité, il va trouver le moyen de la nier et de la refuser.

J’ai vraiment de la peine pour ce héros, et plus généralement pour tous les hommes de son genre, et dieu sait qu’il en existe autour de nous !

A travers ce portrait, c’est aussi la critique d’une certaine classe sociale qui est faite par l’auteur, celle où l’on ne vit que pour le paraître, et où l’on évalue sa réussite à son titre, au nombre de ses relations, célèbres si possible, à son statut marital, mais derrière ce « paraître » on voit que bien souvent se cache un vide abyssal.

C’est un roman court, rapide à lire dont j’ai apprécié la lecture.

Citation :

« Après tout, qu’est-ce que c’est, l’amour ? J’aime bien toutes les femmes qui couchent avec moi. C’est tout. Les femmes aiment aimer, et les hommes aiment être aimés, voilà ce que je crois. Il faut en profiter. »

 


2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Je ne te remercie pas car je suis en défi 0 achat en ce moment et en deux chroniques tu m’as dangereusement tentée x) Tu parles vraiment bien de ce livre, et j’ai hâte de le découvrir. Hop, ajouté à ma wishlist 😀

    Aimé par 1 personne

    1. Ohhh merci 😚 Désolée pour ta wishlist😉

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