« Faire croire que l’on est heureux est quasiment plus difficile que l’être réellement. »

Le potentiel érotique de ma femme

David FOENKINOS

Editions Folio

Synopsis :

« On dit souvent qu’il existe des hommes à femmes, on peut considérer qu’Hector est un homme à objets. Bien loin de comparer la femme à l’objet, nous notons toutefois d’évidentes similitudes, et les angoisses de notre héros pourront se refléter dans les angoisses des infidèles, et de tous les hommes transpercés par la rareté féminine. » Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d’escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les œufs d’oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s’est marié. Alors, il s’est mis à collectionner sa femme.

L’avis de Ceriss :

C’est mon premier roman de cet auteur et certainement pas le dernier !

Une lecture totalement saugrenue, un roman drôle et cynique à souhait, décalé et original.

Je me suis prise d’affection pour cet antihéros tellement humain, Hector.

Hector est un homme commun, qui va vivre une belle histoire d’amour après une tentative de suicide ratée, un collectionneur repenti, car oui Monsieur souffrait de la collectionnite aiguë.

Mais surtout, Hector vit au milieu de personnages tous plus loufoques les uns que les autres et va aller de rebondissements amusants, en situations burlesques, sous le regard bienveillant d’une épouse surprenante.

Un roman court qui se lit vite et bien, un style appréciable et apprécié, et voilà je vais peut-être devenir une collectionneuse des romans de David FOENKINOS…ou pas !

Citations : 

« Hector ne pensait qu’à une chose : en ratant son suicide, il venait de se condamner à vivre. »

« Il avait honte d’être un bout d’homme entre le rien et le moins que rien. »

« Certains enfants légèrement délaissés par leurs parents se mettent à collectionner pour se rassurer. L’abandon est un temps de guerre ; on a si peur de manquer qu’on accumule. »

« C’était un bon fils soucieux de rendre heureux ses parents, de les bercer dans l’illusion de son épanouissement. »

« Il prenait la mission très à cœur, et sous ses airs de bourlingueur alcoolique, sous ses airs de sportif russe, sous tous ses airs, on dénichait sous la poussière un air sentimental. »

« La mort a ses défauts, elle encombre la vie des bien-portants en laissant sur leurs bras ceux qui ne meurent pas. Une mère, par exemple. On devrait toujours mourir en groupe, ce serait comme un voyage organisé. »

« A priori, après l’énervement initial, elle ne pouvait le considérer autrement que malade. Et on ne quitte pas les malades, surtout ceux qu’on aime d’un amour maladif. »

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