« J’ai appris que le monde ne voit pas ce qu’il y a en vous, qu’il se moque complètement des espoirs, des rêves, des chagrins qui reposent cachés sous votre peau et vos os. C’est aussi simple, aussi absurde et aussi cruel que ça. […] La beauté est un don du ciel énorme, immérité, accordé de manière aléatoire et stupide. »

Ainsi résonne l’écho infini des montagnes

Khaled HOSSEINI

Editions de Noyelles

Synopsis :

Dans le village de Shadbagh, Abdullah, dix ans, veille sur sa petite sœur Pari, trois ans. Entre les deux enfants, le lien est indéfectible, un amour si fort qu’il leur permet de supporter la disparition de leur mère, les absences de leur père en quête désespérée d’un travail et ces jours où la faim les tenaille.
Mais un événement va venir distendre ce lien, un choix terrible qui modifiera à jamais le destin des deux jeunes vies, et de bien d’autres encore …

Des années cinquante à nos jours, d’une petite cahute dans la campagne afghane aux demeures cossues de Kaboul, en passant par le Paris bohème des seventies et le San Francisco clinquant des années quatre-vingt, Hosseini le conteur nous emmène dans un voyage bouleversant, une flamboyante épopée à travers les grands drames de l’Histoire.

L’avis de Ceriss :

Avec un talent de conteur indéniable, Khaled HOSSEINI nous livre un roman émouvant et humaniste.

Il nous emmène avec ses personnages aux quatre coins du monde, de l’Afghanistan aux États-Unis, en passant par la Grèce et la France, et on les suit avec un réel plaisir. Si le voyage fait indéniablement parti de cette histoire, le cœur du roman est constitué par l’ensemble de ces personnages.

Tel un puzzle, chaque chapitre du roman va nous conter la vie d’un des protagonistes, et à travers son histoire, vont nous être révélés des éléments sur cette séparation injuste. Pierre après pierre, l’édifice va se construire sous nos yeux, et l’histoire de ce frère et de cette sœur va nous être révélée.

J’aime beaucoup cette construction qui non seulement nous fait voyager dans l’espace mais également dans le temps.

Il faut dire que l’auteur maîtrise l’art de nous conter des vies, d’en saisir l’essence même. Ses portraits sont fouillés, précis, ciselés. On a vraiment envie d’en savoir toujours plus sur ces personnages et leur histoire.

J’avoue avoir été beaucoup plus touchée par les vies de Nabi et Thalia que par la terrible séparation de Pari & Abdullah.

Nabi & Thalia sont deux personnages aux destins exceptionnels, de façon et pour des raisons totalement différentes. Nabi est l’oncle de Pari & Abdullah, chauffeur et homme à tout faire à Kaboul. C’est grâce ou à cause de lui, que la petite Pari va quitter la pauvreté et la dure vie de Shadbagh, pour une vie plus douce à Kaboul puis Paris. Grâce ou à cause de son amour pour l’insoumise et indomptable poétesse Nila. Mais sa vie est surtout le reflet d’un amour impossible et d’un don de soi sans limite, c’est une histoire qui m’a profondément marquée.

Quant à Thalia, c’est une femme au caractère bien trempée, fillette elle s’est fait arrachée une partie de sa mâchoire par un chien, et son histoire est également pleine de vie et d’espoir. D’une façon générale, tous les personnages nous donnent « une leçon de vie ».

Ce roman est une très belle découverte et j’ai maintenant hâte de découvrir les autres livres de cet auteur.

 

Citations :

« J’aimerais pouvoir dire que je n’étais pas si stupide monsieur Markos, mais cela ne serait pas tout à fait vrai – la vérité, à mon avis, est que nous attendons tous qu’il nous arrive quelque chose d’extraordinaire, quand bien même les obstacles seraient insurmontables. »

♥♥♥♥♥♥♥

« – J’ai besoin de t’avouer, ne serait-ce qu’une fois, que je t’aime depuis très, très longtemps, Nabi. S’il te plaît ne m’en veux pas.

J’ai secoué la tête…

Durant quelques minutes, aucun de nous n’a rien dit. Ils respiraient entre nous ces mots qu’il venait de prononcer, cette douleur d’une vie réprimée et d’un bonheur qui n’existerait jamais. »

♥♥♥♥♥♥♥

« A présent, j’étais libre de faire ce que je voulais, mais cette liberté m’est apparue illusoire, car ce que je désirais le plus m’avait été retiré. Il faut se donner un but dans la vie et vivre en conséquence, dit-on. Sauf que parfois, c’est seulement après avoir vécu que votre vie se révèle pourvue d’un but – et sans doute un but auquel vous n’aviez jamais pensé. Moi, j’avais atteint le mien et je me retrouvais désormais désœuvré et à la dérive. »

♥♥♥♥♥♥♥

« Je sais maintenant que certaines personnes sont malheureuses comme d’autres sont amoureuses : secrètement, intensément, irrémédiablement. »

♥♥♥♥♥♥♥

« La corde qui vous sauve de la noyade peut devenir un nœud coulant autour de votre cou. »

♥♥♥♥♥♥♥

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. amaryllis58 dit :

    Je ne connais que Les cerfs-volants de Kaboul de cet auteur mais l’avis que tu donnes de celui-ci donne terriblement envie de lire de nouveau cet auteur.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci, je l’ai vraiment aimé donc contente que cela ressorte de mon avis. Tu as aimé les cerfs-volants de Kaboul ? Je suis plus tentée par la lecture de Mille soleils splendides….mais j’hésite encore !

      Aimé par 1 personne

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